*  All you can eat Bouddha. Ian Lagarde

Sur grand écranje t’ai vu ressuscité.

Même bouille, même corpulence. Injecté à l’insuline

©2018 Jo Lone, tous droits réservés

Même comportement suicidaire. Manger, manger… jusqu’à mourrir

Te voir toi, si costaud, si grand et fier, réduit à un petit cube

En larmes je m’effondrai, en jetant la terre mouillée sur tes cendre enfermées

Tu étais comme un frère, comme un père

Je sais que tu veilles sur moi. Qu’à ma demande, tu me protèges lorsque je roule à bécane et que je pense à toi

Mon gros nounours à moi

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©2018 Jo Lone, tous droits réservés

 

Ton corps à reluquer

Tes mollets qui m’émoustillent

Le coussiné de ta poitrine velue

Et ma bouche goulue, prête à te dévorer comme une bête déchaînée

Quand viendras-tu dîner?

 

©2018 Jo Lone, tous droits réservés

 

Je t’écris car je m’ennuie

 Nos récits partagés,

 l’actualité commentée,

nos états d’âme exposés

Tous ces moment, à présent, sont raretés

Mon bel ami, pourtant si proche, dont la relation m’apparaissait si forte

Inopinément, de la forteresse qui m’abritait, tu franchis l’épaisse paroi

Mon existence, irrémédiablement en fut chamboulée

Ma gratitude à jamais t’est assurée

 

 

©2018 Jo Lone, tous droits réservés

Loin je partirai

Là où je serai, peut-être pourrai-je y noyer ton souvenir

Oublier ton sourire et les mots farcis de tromperies

Échapper une dernière larme en glissant sur l’eau de la quiétude retrouvée

Puissiez-vous, mon Dieu, y veiller

Tu devais m’amener sur tes terres mais c’est une autre qui les a arpentées

Nous devions partir à dos de chameau mais c’est elle qui chevauche à tes côtés

Mille projets ébauchés

Aucun ne s’est réalisé

Un beau bateau torpillé

©2017 Jo Lone, tous droits réservés

 

Entre le son des grillons et la musique de Johann Johannsson, je rêve de campagne,  en fixant une toile brodée de troublantes spirales

L’orgue solennel

L’ivresse de l’hydromel

Je respire à nouveau profondément

Salvatrices, les larmes ont pulvérisé l’étau qui m’étranglait

Renifler l’odeur des conifères et de la tourbière.

Rouler entre des marais, la forêt et les bleuets

Dans les méandres d’un sentier de gravier qu’on voudrait sans fin.

©2017 Jo Lone, tous droits réservés

Ramer en eaux calmes en forçant des abdos et du biceps

L’eau ruisselle des pagaies et rafraîchit la peau.

Étirer les vacances d’un coup de cidre rosé.

Dehors, le ciel se décharge d’un orage mais qu’importe.

De l’autre côté de la fenêtre, je dévore salade de maquereaux, pommes de terre et câpres.

Un moment de délice avant le goût âcre du retour.

 

 

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

Un plafond est tombé

Personne n’est blessé

Comme après un coup de poing, je suis sonnée, hébétée

Enroulée de torpeur, je marche le regard fixe, en automate programmé

Photomontage “humanimaux” Je partage avec vous un extrait de la série « Zoo Portraits » que j’ai découverte sur la toile ce matin : j’adore les créations qui mélangent la photographie et l’illustration. Le photographe et réalisateur barcelonais Yago Partal a réalisé des photomontages de têtes d’animaux avec des tenues vestimentaires d’humains. Une série qui a commencé pour l’illustration de livres. […]

via Zoo portraits de Yago Partal — miZenpage

“ ‘Ressusciter’ dans la langue grecque qu’utilisent les évangélistes, c’est réveiller, c’est relever. Ce sont des verbes de la vie courante qui expriment la résurrection dans notre quotidien. Cela s’adresse en tout premier lieu aux contemporains de Jésus, qui vivotaient au lieu d’exister. Raconter la résurrection de Jésus c’est mettre en scène le réveil […]

via Libre de ce qui rend le quotidien mortel — Vivre le Voyage du héros / Going on the Hero’s Journey