©2014 Jo Lone, tous droits réservés

Sous la neige fondue, les restes intacts d’un amour perdu

 

©2017 Jo Lone, tous droits réservés

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Sur une toile aux couleurs de la peur, je tisse des maléfices à l’épreuve du feu qui m’habite car, contre toute attente, le revoici alors que sans défense je suis

* En québécois,  ça veut aussi dire ivre.

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

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Efface moi de la carte et ressuscite moi drette-là

Siphonne moi le sang tant que l’envie t’en prends

Raye moi de la liste des damnés une fois pour toute

Je t’en serai éternellement reconnaissante, mon beau flamand

Étend toi tranquillement su’l divan

J’te prendrai sans ménagement avant même que t’aies eu le temps de crier môman

Tu le regretteras pas mon sacripant

Élève moi d’un cran, tant qu’y é encore temps

Avant le grand jugement

À Christine,

 

la fin037 copie

 

La vie, de gré ou de force, nous arrache à ceux qu’on aime, nous oblige à changer de trajectoire, sans raison

Inutile de chercher pourquoi, de trouver un sens à ce qui prend fin

Il faudra faire avec, tôt ou tard

On finira par s’y faire

Dieu donne et reprends sans avertissement, le sacrament

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

 

Un bol de fraises à dévorer

Des fleurs à regarder

Un oiseau à écouter

Un verre de rosé à déguster

C’est l’été!

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

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Mon coeur est affligé

Devant ma chambre, un arbre coupé

Intimité violée

Paysage désenchanté

Grisaille retrouvée

©2015 Jo Lone, tous droits réservés

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Retourner en arrière et mesurer l’étendue de la faille impossible à franchir

Se détourner des territoires désertiques et stériles

Celui sur lequel je pleure encore, n’existe que dans l’imagination d’une petite fille blessée

De mes sentiments pour lui, je suis enfin délivrée

Avril259 - copie

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

La pluie me rappelle que tu es parti

Mais d'un clin d'oeil, les bourgeons me ramènent à la vie

 

 

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

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Je m’ennuie de ta voix, de tes doigts

de tes cheveux couleur de réglisse

de tes rayures de prisonnier en cavale

de ton allure peu banale

de tes grains de beauté en chocolat

de ta nervosité de gamin agité

de ton exubérance

de tes lunettes d’intellectuel

de tes bas de laine descendus sur tes mollets de gorille apprivoisé

de ton odeur de moufette

de tes larmes de crocodile

De moi, j’essaie de t’extraire, de peine et de misère

©2016 Jo Lone, tous droits réservés

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Voir sa vie pour la première fois

Continuer ou l’arrêter là

Comprendre son histoire, à froid, avec effroi

Constater le désastre

Mieux vaut tard que jamais

Affronter la réalité après toutes ces années d’obscurité, à se leurrer

Pourquoi maintenant, pourquoi pas jamais?

Après tout ce temps à chercher, à s’égarer

Aveuglante de cruauté, la vérité ébranle

Prendre la fuite au bond, sans que douleur s’en suive

Effacer d’une gorgée de scotch ce moment de lucidité insoutenable et s’endormir pour l’éternité

Délivrée et pourtant assiégée de désespoir, sous le choc et sans force, comme après un long combat

Faire face à la désolation

Par où commencer, quels gestes poser, quels mots utiliser, quelle direction emprunter?

Se retrousser les manches, nourrir la terre, semer, planter, reboiser et attendre … patiemment

Regarder en avant comme à vingt ans